Temps partiel thérapeutique: une réforme inquiétante en préparation (Tribune de mai 2026, LPM n°110)

La réforme du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique constitue un recul préoccupant. Ce dispositif, renforcé en 2021, permet aux agent-es de reprendre progressivement leur activité après une maladie. Il joue un rôle essentiel dans la prévention des ruptures professionnelles et la protection de la santé, notamment pour les femmes, majoritaires dans la fonction publique.
Or, les mesures envisagées visent à restreindre son accès et à affaiblir les droits des agent-es. Parmi elles figurent l’instauration d’un délai maximal de 30 jours pour accorder ce temps partiel, un entretien préalable pouvant générer des pressions, ainsi que de nouvelles conditions plus strictes pour renouveler ce droit. Le calcul des droits serait également revu au prorata du temps travaillé, ce qui pénaliserait particulièrement les personnes déjà fragilisées.

Ces orientations sont jugées inacceptables par la CGT qui dénonce un recul social et demande le retrait immédiat du projet incompatible avec les engagements en matière de santé au travail et d’égalité professionnelle.

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